Juste pour aujourd’hui

18 juillet
Le bienfait du désespoir
« Notre maladie a toujours refait surface ou continué de progresser jusqu'au moment où, en désespoir de cause, nous avons recherché l'aide d'autres dépendants dans Narcotiques Anonymes. »
Texte de base, p. 17

Quand nous pensons au désespoir, nous imaginons une situation pénible : une pauvre âme en haillons, l’œil hagard, qui s'accroche à quelque chose qui lui manque douloureusement. Nous pensons à des animaux traqués, à des enfants affamés et à nous-mêmes avant que nous n'ayons trouvé N.A.

C'est pourtant ce désespoir que nous ressentions avant d'arriver à N.A. qui nous a contraint à accepter la Première Étape. Nous ne savions plus quoi faire et étions donc ouverts à de nouvelles idées. Notre folie était si grande qu'elle avait enfin abattu le mur de notre déni, nous forçant ainsi à reconnaître honnêtement notre maladie. Nos plus grands efforts de contrôle n'avaient servi qu'à nous épuiser; nous étions maintenant prêts à capituler. Nous avions reçu le bienfait du désespoir et, par conséquent, nous étions capables d'accepter les principes spirituels qui rendent possible notre rétablissement.

C'est le désespoir qui conduit finalement plusieurs d'entre nous à demander de l'aide. Une fois rendus à ce point, nous pouvons faire demi-tour et recommencer. Tout comme l'animal traqué et désespéré, nous aussi nous cherchons un refuge, et nous trouvons le nôtre dans Narcotiques Anonymes.

Juste pour aujourd’hui, le bienfait du désespoir m'a aidé à devenir honnête, et à avoir l'esprit ouvert et de la bonne volonté. Je suis reconnaissant de ce bienfait parce qu'il a rendu possible mon rétablissement.

Narcotiques Anonymes de l'Outaouais