Juste pour aujourd’hui

Les épreuves

1er février

« Nous nous sentions différents... C’est seulement après la capitulation que nous commençons à surmonter les effets aliénants de notre maladie. »

Texte de base, p. 29

« Mais vous ne comprenez pas ! » disions-nous en bredouillant et en cherchant à nous couvrir. « Dans mon cas, c’est différent ! C’est vrai que la vie est dure pour moi ! » Cette excuse nous avait servi maintes et maintes fois au temps de notre dépendance active, soit pour échapper aux conséquences de nos actes, soit pour éviter de nous plier aux règles qui s’appliquaient à tous les autres. Ces propos nous ont peut-être échappé lors de notre première réunion. Nous nous sommes même peut-être encore tout récemment surpris à les répéter en pleurnichant.

Il y en a tellement parmi nous qui se sentent différents ou uniques. En véritables dépendants, nous sommes capables de nous servir d’à peu près n’importe quoi pour nous aliéner nous-mêmes. Pourtant, il n’y a aucune excuse valable pour nous faire échouer dans notre rétablissement. Il n’y a rien, ni la maladie, ni la pauvreté, rien qui puisse faire que le programme ne s’applique pas à nous. Des milliers de dépendants ont pu se rétablir malgré les épreuves auxquelles ils étaient confrontés. En pratiquant le programme, leur conception de la spiritualité a évolué malgré ou peut-être justement à cause de ces épreuves.

Ce qui nous arrive et nos différences individuelles n’ont rien à voir avec le rétablissement. Si nous renonçons à notre caractère unique et si nous nous abandonnons à ce simple mode de vie, nous finirons inévitablement par sentir que nous faisons partie de quelque chose. Et ce sentiment d’appartenance nous donnera la force de faire face à la vie et à ses épreuves.

Juste pour aujourd’hui, je vais renoncer à mon caractère unique et adopter les principes que je partage avec tant d’autres dans mon rétablissement.
Mes épreuves ne m’empêchent pas de me rétablir ; elles m’y incitent plutôt.


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